Un parisien qui bouge
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Ça y est. C’est déjà l’heure de quitter le Cambodge. Après une grosse semaine en territoire khmer, on commençait à s’y faire. Avec un petit pincement au cœur et une appréhension de l’inconnu, nous voilà embarqués vers une autre contrée : le Vietnam, du sud au nord.

Passage de la frontière

TreesIl existe plusieurs moyens de rejoindre le Vietnam en partant de la capitale cambodgienne. Nous avons opté pour un trajet en bus jusqu’à Ho Chi Minh City, puis un deuxième le lendemain jusqu’à Can Tho, une ville située en plein cœur du delta du Mékong, connue pour ses marchés flottants. Habitués aux longs trajets en bus qui nous ont permis de sillonner une très grande partie du Cambodge, nous pensions que ces derniers n’allaient être qu’une simple formalité. Cependant, c’est une tout autre facette de l’histoire que nous avons découverte. Soucieux que je suis, j’ai pris le soin de parcourir les dizaines de retours d’expérience sur la meilleure compagnie (la moins pire plutôt) qui nous permettrait de se rendre au Vietnam sans trop de pépins. Il s’avère que les bus Mékong Express, reconnaissables par leur robe orange et blanche, proposaient des tarifs largement abordables et surtout un service de qualité. On embarque, jusque-là tout va bien. Les trois premières heures jusqu’à la frontière se passent normalement. Ils nous laissent une pause de vingt minutes pour manger. Je me décide de prendre une soupe de nouilles khmère très locale car j’aime le risque (en fait, j’avais faim et le risque de tomber malade était faible). Nous passons sans problème la sortie de la frontière côté Cambodge avec une simple prise de nos empreintes digitales et un tampon de sortie. En une demi-heure c’était plié. Sauf que…

Cat under a treeLa frontière vietnamienne. Toute une histoire. Nous sommes perdus au milieu de nulle part, une aberration administrative qui nous fait comprendre qu’on est sortis d’un pays mais qu’on n’est pas entré dans un autre, pris en otage en quelque sorte. Le guide de la compagnie de bus nous indique que la durée d’attente pour passer la frontière est estimée à entre trente et soixante minutes. Motivés, nous restons dans la file d’attente, comme tout Européen le ferait, sacs sur le dos. Puis les minutes passent. Les dizaines de minutes. Une heure. D’autres bus passent. Le seul agent de l’immigration voit des piles de passeports s’entasser devant lui. De temps en temps, des locaux se « trompent » de file, viennent dans la nôtre, et passent quand même devant tout le monde. Les autres piles de passeports des bus d’à côté passent aussi devant nous. Bref, nous sommes passés en dernier, au bout de deux heures ! Deux heures pour faire dix mètres. Le guide nous a avoué que l’agent de l’immigration lui a fait comprendre qu’il n’avait pas mis assez de billets pour faire passer son bus avant les autres.

Le reste du trajet se passe sans encombre. Nous voyons déjà la différence entre le Cambodge et le Vietnam : les maisons font moins pauvres, il y a beaucoup plus d’affiches publicitaires, plus d’immeubles. Puis arrive Ho Chi Minh City, une énorme ville qui ressemble comme deux gouttes d’eau à nos très grosses agglomérations. Totalement rien à voir avec ce qu’on a pu voir au Cambodge. On ne se déplace plus en tuk tuk mais en taxi, climatisés. Le grand luxe mais qui perd de son charme.

Premier contact avec les bus du Vietnam

View of SaigonAprès ces longs trajets de bus depuis le début du voyage, et comme c’était quand même les vacances, nous avons choisi de bien nous reposer dans un hôtel « de luxe ». Le ventre vide et ne connaissant pas la ville, nous avons préféré profiter du service de restauration de l’hôtel au 14e étage, avec vue panoramique sur les gratte-ciel. Nous avons aussi réservé un aller en bus pour le lendemain, à destination de Can Tho, et un retour le surlendemain. L’hôtel sous-traitait ce service à une agence de voyage qui pratiquait des prix relativement chers (le prix du « luxe »). Je suis prêt à payer le prix quand je ne me tracasse pas ensuite. Ils nous disent qu’ils nous prennent entièrement en charge de l’hôtel à Ho Chi Minh City jusqu’à l’hôtel de Can Tho. Pareil au retour. Super, allons-y.

Le lendemain matin, le rendez-vous est fixé dans le hall de l’hôtel. L’hôtesse de l’agence de voyage nous confirme que notre transport va arriver. Puis vient un taxi. C’est la première fois qu’un taxi d’une compagnie classique vient nous chercher. D’habitude, c’était plutôt des navettes de la compagnie de bus. Le taxi nous dépose à l’agence de voyage où nous attend une autre hôtesse, qui nous fait monter dans un deuxième taxi. On commence à être un peu largués. On devait aussi recevoir un numéro de téléphone à appeler pour confirmer le point de rendez-vous du lendemain, sauf qu’elle ne nous l’a jamais donné. Elle nous a déposé sur le bord de la route en nous disant de monter dans ce minibus, plein à craquer, où tout le monde nous regardait droit dans les yeux. N’ayant pas le numéro de téléphone qu’on m’avait promis et ne voyant pas de place pour mettre mon gros sac à dos, ni celui de ma chérie, je me retourne, hésitant, vers l’hôtesse pour lui demander. A mi-chemin dans mon demi-tour et ma confusion, j’entends une voix nasillarde et autoritaire qui m’engueule copieusement. Je me résigne donc à laisser tomber mon sac dans les bras de ce brave homme et m’engouffre le plus vite possible au fond du minibus, très surpris par ce qui venait de m’arriver.

À peine installés, un couple de français nous a remarqués. Témoins de la scène, ce fut un bon prétexte pour entamer la discussion. Ils se rendent justement au même endroit que nous. Le minibus s’arrête et nous dépose dans le tumulte de la gare routière de l’Ouest. Une personne crie dans un micro en vietnamien. Les gens forment des flux qui vont dans tous les sens. Une longue ligne de bus se présente pour un départ chaque minute. Sur place, un guide nous indique notre bus. Après deux taxis, un minibus et une engueulade, c’est bon, on y est. Enfin, dans le bus pour aller à Can Tho, pas encore à l’hôtel.

Street of Can ThoÀ Can Tho, la gare routière est plus petite mais tout aussi bruyante et incompréhensible pour les occidentaux. L’hôtesse de l’agence de voyage de l’hôtel d’Ho Chi Minh City nous avait indiqué qu’une navette gratuite était disponible pour nous transporter au pied de notre hôtel. Une fois sur place, nous n’avons vu que des taxis, des bus et une gare. Pas de navette apparente. Totalement perdus, nous nous sommes donc rendus tant bien que mal à l’accueil de la gare pour avoir plus d’informations. L’agent d’accueil s’est levée de sa chaise, est passée devant le comptoir et nous a indiqué un minibus dans lequel nous devions monter, puis elle est repartie à sa place. Au moment de monter dans le minibus, le chauffeur, qui était juste à côté de nous, a fermé énergiquement la grande porte coulissante, nous laissant sur le bas-côté, totalement hébétés. On revient donc à l’accueil, surpris et un peu énervés intérieurement, pour leur demander qu’est-ce que c’est que ce bordel qu’on vient de vivre. L’agent d’accueil nous revoit, surprise elle aussi, et nous dit d’attendre un quart d’heure maximum. Un deuxième minibus devrait partir avec nous dedans cette fois-ci. Elle nous dit que c’est celui qui hurle en vietnamien dans le micro depuis le début qui viendra nous chercher. C’est très gentil de sa part mais on ne comprend absolument rien du tout de ce qu’il dit. Le stress monte, surtout qu’on commence à avoir faim et qu’on voudrait bien poser nos affaires dans notre chambre d’hôtel et sortir de toute cette agitation. D’un coup, je vois un attroupement de touristes autour de l’annonceur. Je ne me pose pas de questions, j’en ai marre de rester ici, donc je fonce vers eux avec ma compagne. Si bien que nous sommes les premiers dans le bus, puis les premiers arrivés dans notre magnifique hôtel de Can Tho qui fut la surprise agréable de la journée.

Marchés flottants de Can Tho

Street of Can ThoTout ce chemin et ces aventures pour se retrouver dans la ville de Can Tho, dans le delta du Mékong. Nous pensions arriver dans un petit village pauvre avec des cabanes sur pilotis, les pieds dans l’eau du fleuve. C’était tout le contraire. Il s’agit d’une ville d’environ 1 200 000 habitants ! Néanmoins, ne vous laissez pas impressionner par ce chiffre. Il n’y a pas beaucoup de voitures, pas beaucoup plus de motos, la ville est relativement calme en journée. De quoi se reposer un peu avant le lever très matinal du lendemain pour aller se balader du côté des marchés flottants. La ville ressemble étrangement aux villes de la côte d’Azur avec leurs petites promenades au bord du fleuve, comparable à la mer Méditerranée, agrémentées de bancs blancs où on peut se poser et profiter de l’ambiance. Le soleil et la chaleur agréable sont toujours au rendez-vous. C’était calme. C’était bien.

Le midi, nous avions déposé nos affaires à l’hôtel et avons fait la connaissance d’une vieille dame qui organisait des balades en barques sur le Mékong pour découvrir les marchés flottants. Nous n’avons eu aucun problème pour faire notre réservation. Elle acceptait même les dollars, chose relativement rare au Vietnam où le Dong règne en maître. Attention aux arnaques en ville. Can Tho est largement connue pour sa proximité avec des marchés flottants, qui en fait une ville très touristique. Par conséquent, une vieille femme se balade dans les rues pour proposer ses services de visite des marchés sur le fleuve. Même si on dit non, elle nous suit en insistant. La meilleure technique est de se poser devant un restaurant et de lire la carte en l’ignorant. Au bout de quelques minutes, elle s’en va d’elle-même, voyant qu’on ne change pas d’avis. D’autres personnes ont rencontré cette femme et ont eu du mal à s’en défaire si on en croit les témoignages sur Internet.

Floating Market5h30 du matin, c’est l’heure du rendez-vous pour rejoindre les quais bordant le fleuve. Le service de l’hôtel nous a préparé notre petit-déjeuner, prêt à être embarqué. Nous avons choisi de ne pas avoir de guide pour nous accompagner. Même si l’excursion dure de six à sept heures, nous préférions rester seuls pour s’imprégner de l’environnement. Ce n’est pas notre truc d’avoir un guide pour socialiser le temps de la balade et nous raconter toutes sortes d’histoires touristiques. Un conducteur qui ne parle pas anglais, le Mékong, les marchés flottants, le banc en bois de la barque qui aplatit les fesses, rien de tel. Bon, c’est quand même long six heures sur un banc incroyablement dur. Mais c’est une expérience unique à faire dans sa vie. Imaginez le marché de gros de Rungis en région parisienne mais en un peu plus petit et sur l’eau. C’est exactement ça.

Visite d’Ho Chi Minh City

Street of SaigonLa plus grosse ville du pays se démarque principalement par le nombre affolant de motos et sa circulation quasi ininterrompue. Venant de Paris, ça ne me fait pas peur de traverser en regardant droit dans les yeux des conducteurs pour se frayer un chemin. À Ho Chi Minh City, il suffit de reprendre la même technique et d’y aller progressivement, de croiser un peu les doigts pour que les véhicules ne débordent pas d’un poil pour t’écraser, et le tour est joué ! Sinon, on ne passe jamais. L’espace autour de nous, que j’appelle la zone de confort, est beaucoup moins large au Vietnam. Un véhicule peut passer à trente centimètres de nous tout en contrôlant la situation. En Europe, si une voiture passe à cette distance de nous, on frôle la crise cardiaque. Nous étions déjà habitués puisque c’est un peu la même chose au Cambodge, dans une moindre mesure. Il y a un nombre hallucinant de motos qui circulent dans cette ville. C’est le moyen le plus pratique de se déplacer là-bas. Nous n’avons pas tenté le diable en louant une moto. Autant j’adore la moto, mais pas dans ces conditions. Je tiens à ce qu’on rentre sains et saufs de ce voyage. La quantité de véhicules qui circulent en permanence donne l’impression d’un spectacle parfaitement coordonné. Chaque moto sait où elle va. Chacun se frôle mais ne se percute pas. Des motos vont à gauche, d’autres à droite, puis vient un énorme bus et tout le monde s’écarte. De temps en temps, une voiture se joint à la danse. Je me suis posé à un carrefour pour filmer ce cortège. Chaque fois qu’on se plaint de la circulation chez nous, je repense à ces souvenirs.

Street of SaigonLe problème d’Ho Chi Minh City est que c’est une grosse ville. Nous avons eu du mal à trouver des restaurants tellement la surface de la ville était grande. Ils étaient éloignés les uns des autres. C’était loin d’être pratique. Il y a des buildings, de la circulation, de la pollution. Il faisait chaud et lourd. J’avais l’impression d’être à Paris en pleine canicule. C’est bien quand on est dans un immeuble climatisé pour travailler mais pour faire son touriste et se balader, c’est tout de suite moins avantageux. Le passé colonial français se fait apparent. Nous avons croisé un « Café de la Poste », la cathédrale « Notre-Dame de Saigon », une rue avec « Paris » dans son nom, etc… Il existe une légende selon laquelle les Vietnamiens parlent encore français. Cependant, nous n’avons croisé que très rarement des personnes parlant notre langue dans ce pays. Certaines vieilles personnes bredouillent quelques mots. Nous avons croisé un vieillard dans une pagode qui a commencé à parler français. Il nous a fallu presqu’une minute pour comprendre qu’il nous parlait dans notre langue maternelle tellement son accent était prononcé. De plus, c’est tellement inhabituel qu’on pensait qu’il nous parlait en vietnamien ou une autre langue que nous ne connaissons pas. L’avantage des grosses villes comme Ho Chi Minh City, c’est que nous avons retrouvé certaines grandes chaînes de fast-food ou de cafés style Starbucks. Une valeur sûre quand on marche par 35°C et qu’ils proposent des frapuccinos ultra sucrés mais délicieux.

La ruée vers le nord

À ce point du voyage, nous avions parcouru une grande partie du Cambodge et effectué plusieurs étapes dans le Sud du Vietnam. Autrement dit, ça commençait à faire beaucoup pour nos organismes qui nous suppliaient de se reposer un peu. Les plages paradisiaques du centre du pays se profilent. La capitale administrative et sa fameuse baie se dessinent au loin. Cap vers le nord !

Street of Saigon

Can Tho (03-2015), Ho Chi Minh City (03-2015)

Après près de trois ans sans avoir pris l’avion pendant plus de trois heures consécutives, nous revenons tout juste d’un périple de trois semaines dans deux pays de la péninsule indochinoise : le Cambodge et le Vietnam. Cet article, le premier de la série, débute avec notre arrivée au Cambodge.

Le choix de la destination n’a pas été simple. Pour ce voyage, je n’allais pas partir avec des amis mais avec ma chérie, comme en Islande. Je voulais lui prouver que les destinations lointaines étaient accessibles. Jusque là, elle n’avait pas pris l’avion pendant plus de trois heures. Au départ, nous penchions pour l’Amérique du Sud. J’étais davantage attiré par le grand Sud, avec pour projet de rejoindre en voiture Buenos Aires et Santiago du Chili. Mais quitte à partir loin, le plus grand dépaysement qu’offrait l’Amérique centrale faisait de l’œil à ma copine. Cependant, une chose nous rebutait : la sécurité. Une bonne vieille peur que beaucoup de voyageurs trouvent ridicule lorsqu’il suffit d’appliquer des mesures de bon sens mais quand même (surtout pour un premier grand voyage, les parents n’étaient pas rassurés du tout). Plus nos réflexions avançaient, plus il fallait se décider et ma compagne était de plus en plus attirée par l’Asie, au détriment de l’Amérique du Sud/centrale. Avant de la rencontrer, j’avais déjà comme projet fou de partir de Bangkok pour rejoindre Hanoï en transitant par le Cambodge, avec un sac à dos, seul. Je me suis donc inspiré de cette ancienne idée pour programmer ce fameux voyage entre le Cambodge et le Vietnam. Des destinations qui en étonnent plus d’un.

Arrivée à Siem Reap

Tuk TukLes dernières instructions sont données à mes collègues, les sacs à dos sont bouclés, on est enfin prêts pour couper nos téléphones portables et partir à l’aventure. Et quelle aventure ! Notre premier vol, qui dure 11 heures, décolle de Paris pour rejoindre Singapour en Airbus A380, puis vient un deuxième vol entre Singapour et Siem Reap. La tête retournée par la longue durée du trajet et le décalage horaire, nous avons été tout de suite mis dans le bain. Cela commence avec l’immigration, où nous avons reçu un papier informatif indiquant qu’on risquait d’avoir des maladies provoquant des vomissements sévères. Nous le savions avant de partir mais cette fois-ci, on y est. On ne peut plus reculer. Le chauffeur nous attendait avec une pancarte brandissant mon nom. Sourire aux lèvres, il nous emmène à son véhicule, le seul tuk tuk de toute la rangée de voitures. Le dépaysement était total ! De plus, il n’a pas pris la route principale pour rejoindre le centre-ville mais une route traversant la campagne, au milieu des maisons en bois entourées de terre, le vent soulevant des nuages de poussière et où les enfants jouent à même le sol, dénudés. La pauvreté nous a semblé extrême. Nous voulions du dépaysement, mais nous ne nous attendions pas à un tel dépaysement ! Cette arrivée au Cambodge et particulièrement ce trajet entre l’aéroport et l’hôtel resteront gravés à jamais dans ma mémoire.

La première journée a été éprouvante psychologiquement. Tellement éprouvante que je souhaitais vivement que les trois semaines soient terminées pour revenir chez moi. Tout l’environnement me faisait peur. Les moustiques, l’eau, la nourriture. La fatigue y était certainement pour quelque chose. Dans ces moments là, on se demande sérieusement dans quoi on s’est embarqué. Heureusement que ma chérie était là. C’était son voyage, peut-être même le voyage de sa vie, alors pourquoi le gâcher ? Elle ne stressait pas, elle relativisait et me rassurait. J’ai quand même mis presque une semaine à m’en remettre. Pas à cause des maladies, simplement à cause du stress. Une fois cette barrière levée, ça allait beaucoup mieux. Je me permettais même des choses pas très recommandées (manger une soupe khmère dans un restaurant local au bord de la route au milieu d’un long trajet de bus, ne pas dormir avec de l’antimoustique à certains endroits, boire de l’eau bouchonnée mais avec la marque de l’hôtel et pas une marque connue, etc). Comme quoi, attendez-vous à un gros dépaysement mais ne vous mettez pas trop la pression, vous gâcherez votre voyage pour rien.

Angkor TemplesSiem Reap est une ville principalement connue pour sa situation géographique proche des vestiges de la capitale de l’ancien empire khmer : Angkor. Les temples d’Angkor font partie des choses à voir dans sa vie, un peu comme le Machu Picchu au Pérou. Avec l’aide de l’hôtel, nous avons réservé un chauffeur de tuk tuk pour la journée pour la somme de 19$. C’est à peine le prix de quelques heures d’une place de parking dans Paris, soit trois fois rien. Le chauffeur n’était autre que celui qui nous a amené de l’aéroport jusqu’à l’hôtel. Au final, il s’avère qu’on a passé une super bonne journée avec lui et ce n’était que le début. La population cambodgienne est très chaleureuse, ce n’est pas un mythe. Le sourire, la glacière remplie de bouteilles d’eau fraîches, sa conversation. Concernant les temples, nous sommes arrivés à neuf heures du matin sur le site et le soleil tapait déjà énormément. Début mars, la saison sèche arrivant dans ses dernières semaines, le climat se fait de plus en plus chaud. Rien que le fait de se tenir debout nous fait transpirer. À l’ombre des galeries du temple Angkor Wat, aucun courant d’air n’était présent, c’était pire. 35°C au compteur. C’était éprouvant physiquement. Le temple Angkor Wat, pour sa renommée et son étendue, ainsi que le temple Bayon, pour ses nombreux visages, sont les temples que nous avons retenus. Ils sont bien conservés et magnifiques. À cause de la chaleur accablante, nous n’avons pas tellement profité des autres. Un temple, c’est bien, un deuxième, pourquoi pas, mais la suite devient relativement identique. Beaucoup disent qu’il faut au moins trois jours pour visiter les temples, un seul nous a été suffisant. Ceci ne tient qu’à nous. Pour bien comprendre l’histoire qui se cache derrière ces temples, cet empire et les religions qui font le paysage de la région, le Musée National d’Angkor est à faire. Nous avons adoré !

La capitale, Phnom Penh

Street of Phnom PenhNous n’avons pas visité la capitale tout de suite mais nous avons effectué un premier arrêt en transit vers la province du Mondulkiri. À notre retour de cette province, nous nous sommes arrêtés pendant une journée dans le but de se faire une meilleure idée de cette capitale. En effet, je dis « meilleure » idée pour plusieurs raisons. Après avoir passé quelques jours à Siem Reap, nous avions pour projet de rejoindre la ville de Sen Monorom dans le Mondulkiri, village où se trouve le point de rendez-vous de l’Elephant Valley Project. Pour arriver à notre fin, nous devions réaliser soit un très long trajet en bus de plus de 12 heures, soit couper le tronçon en deux et s’arrêter dormir à la capitale, Phnom Penh. La deuxième option nous a semblé plus sérieuse. En route donc pour un premier trajet en car entre Siem Reap et Phnom Penh. Seulement 320 Km mais le trajet a duré 8 heures ! La conduite au Cambodge est phénoménale. Les routes sont toutes en travaux, les conducteurs de bus doublent en sens inverse même si un conducteur arrive en face, les motos et tuk tuk roulent dans tous les sens. Les klaxons servent à avertir les autres de notre présence, pas de leur dire « Vas-y dégage ! ». Les véhicules ne foncent pas bêtement les uns sur les autres, ils s’évitent. Si quelqu’un se trouve sur la voie en face, même si quelqu’un arrive devant lui, il ne va pas lui foncer dedans bêtement comme chez nous, il va l’éviter même si c’est l’autre qui est en tort. Au début, ça surprend, mais on s’y habitue. J’y repense souvent quand je roule sur les routes de Belgique. Entre temps, le bus nous a arrêtés seulement pendant 15 minutes à un restaurant rempli de locaux. Pas le temps de commander. On s’est retrouvé comme des cons avec les deux autres couples de touristes canadiens qui partageaient le bus avec nous, le ventre vide. Un marché se tenait devant nous et particulièrement un stand où étaient exposées des piles de criquets grillés. Au début, nous n’étions un peu récalcitrants, mais c’était l’occasion ou jamais donc on a testé. Et c’est plutôt bon. Ils ont le goût de chips, vraiment !

Street of Phnom PenhNous sommes arrivés le soir, à la nuit tombante. Nous nous attendions à une capitale avec des maisons en dur, des voitures, du béton, etc. Mais c’en était complètement différent. La ville était à l’image de la campagne qu’on venait de traverser pendant 8 heures. Notre chambre d’hôtel était au premier étage, la proie des moustiques, avec une vue direct sur la rue. Rue qui n’avait pas d’éclairage public, c’était vraiment glauque à la nuit tombée. De plus, la chambre était vraiment sommaire. Les lits avaient des taches incrustées, la douche n’était pas solide, la moisissure pointait le bout de son nez dans la salle de bains. Le ventre commençait à crier famine car la sauterelle était déjà digérée depuis longtemps, nous devions trouver un endroit pour manger. La rue touristique avec de nombreux restaurants se trouvait à quelques pâtés de maisons de notre hôtel, sauf que la rue qui nous y emmenait traversait un marché de jour qui était déserté la nuit, jonché de détritus, peuplé de mendiants qui fouillaient les poubelles, dans le noir complet. J’en ai encore des frissons quand je vous en parle. Autrement dit, nous avons eu un premier contact assez effrayant de cette capitale pourtant très intéressante comme on a pu le voir par la suite.

Le lendemain midi, nous devions prendre un minibus de la compagnie Kim Seng Express sur les conseils des internautes et de différents sites de la région du Mondulkiri. Cependant, ce n’est pas une compagnie très connue des tuk tuk. Pour cette raison, j’ai décidé de prendre un maximum de précautions en appelant trois jours avant depuis Siem Reap afin de réserver par téléphone, puis en demandant le jour-même à la réceptionniste s’il était possible d’avoir un chauffeur de tuk tuk qui connait le point de rendez-vous. Nous avons mangé dans le restaurant de l’hôtel le midi et avons quitté l’hôtel à 12 heures pour un départ en bus à 13 heures. S’en est suivie une discussion de 15 minutes entre la réceptionniste et les chauffeurs de tuk tuk qui attendaient devant l’hôtel. Tuk tuk rideC’était déjà un signe. Un des chauffeurs dit finalement que c’est bon (pas celui de la photo, nous n’avons pas de photo de lui malheureusement). J’avais lu que la compagnie était proche du stade olympique. En route, on passe devant ce fameux stade, je suis rassuré. Cependant, le chauffeur a commencé à tourner autour du stade, regardait à droite et à gauche, allait dans des petites rues, toujours avec le sourire mais on sentait qu’il était perdu. Le stress commençait à monter car la capitale est quand même grande, et le stade aussi. Il y a beaucoup de rues autour de cet énorme stade. Si bien qu’au bout de 10 minutes de tours et de détours, j’ai décidé d’aider le chauffeur à se repérer avec sa carte. Je lui ai indiqué la bonne rue avec des instructions sur s’y rendre (le monde à l’envers). Sauf qu’il allait dans le sens contraire et semblait s’éloigner. Le stress était à son comble. Je commençais à me liquéfier. La journée avec les éléphants était limite l’étape la plus importante pour ma chérie. Si bien que le chauffeur voyait que je stressais. Puis je lui ai donné le numéro de téléphone de la compagnie en lui disant d’appeler et de prévenir qu’on allait être en retard. S’en est suivi un silence de 5 minutes. Puis, au milieu de nulle part, au détour d’une ruelle, je vois enfin une énorme pancarte affichant « Kim Seng Express » avec des minibus garés devant. Le SOULAGEMENT ! J’étais tellement content que j’en ai serré le chauffeur de tuk tuk dans mes bras. Lui aussi était soulagé. Je lui ai laissé le double du montant de la course car ce n’était pas simple pour lui non plus, ça se voyait (ce n’était pas fait exprès, vraiment). Du coup, on lui a donné rendez-vous après à notre retour, 48 heures plus tard, au même point, en lui disant « Tu connais le chemin maintenant ? », « Oui oui ! ». C’était intense !

Royal PalaceLe surlendemain, après avoir passé un court séjour dans la province montagneuse du Mondulkiri (voir la suite de l’article), nous avions prévu une journée entière pour visiter la capitale. Dès les premières heures, nous avons vu une autre facette de cette agglomération. Nous sommes revenus de jour, notre chambre d’hôtel, au 4e étage cette fois, était beaucoup plus agréable – même si c’était dans le même hôtel que la dernière fois – les rues n’étaient pas désertes et on ne crevait pas de faim. Nous savions où étaient situés les bons restaurants. Cela fait aussi une semaine que nous étions sur le sol cambodgien. Le moral était revenu, nous commencions à apprécier réellement le pays. Une fois qu’on crève la carapace « attrape-touristes » des chauffeurs de tuk tuk, certains se démarquent du lot et font vraiment de leur mieux pour nous satisfaire, même si on ne leur paye pas de course. Ils sont vraiment sympas et c’est la mentalité du pays. Pareil, nous avons eu l’occasion de discuter, au hasard d’un couloir, avec le gérant de l’hôtel dans lequel nous étions logés, c’était un expatrié français.

La visite de la ville comprenait un tour au « Russian Market », un marché couvert dans le nord-ouest de la capitale, comme on peut en voir à Siem Reap. Cependant, les produits y sont plus intéressants qu’au Vietnam. Si vous voyez des Bouddha (hindouistes), Ganesh, etc., prenez-en ! Vous en trouverez très difficilement ailleurs qu’au Cambodge. Nous pensions en trouver au Vietnam mais les cultures étant très (trop ?) diverses, nous en avons très très rarement trouvés et de moins bonne qualité. Ensuite, nous nous sommes plongés dans le passé historique du pays et du régime des Khmers Rouges avec la visite de l’école Tuol Sleng, autrement connue sous le nom de S-21, qui fut transformée en prison de torture par le régime. Témoignage poignant des atrocités que l’être humain est capable de mettre en oeuvre. Notre journée s’est terminée avec la visite du palais royal, sous une chaleur et un soleil insupportables. Étant de l’architecture, on le contemple majoritairement depuis l’extérieur. Ce pays me dérange un peu dans le sens où les gens sont extrêmement pauvres mais le Roi et les religions possèdent des édifices totalement hallucinants. Bref, une ville chargée d’histoire et en pleine reconstruction. Ce n’est pas la meilleure ville que j’ai visitée, mais j’en garde de nombreux souvenirs intenses.

L’Elephant Valley Project dans le Mondulkiri

Elephant Valley ProjectPour arriver dans la province du Mondulkiri, région montagneuse du nord-est du Cambodge, il nous a fallu deux jours de bus avec une nuit étape à la capitale Phnom Penh. L’éléphant est l’animal préféré de ma compagne. Cependant, je ne souhaitais pas participer au tourisme de masse en montant un éléphant au milieu des temples d’Angkor. Ces éléphants ne sont pas bien traités. Il est préférable de voir des éléphants gambader en liberté, dans de grands espaces, que de les tuer à la tâche en leur faisant transporter des kilos de graisse de touristes bouffeurs de McDo. Il y a les cirques pour ça. Vient l’Elephant Valley Project dans la place. Ce projet finance les familles locales qui voient de moins en moins d’intérêt à rester propriétaire d’un éléphant avec l’arrivée de la modernisation. En effet, il est beaucoup plus abordable et efficace de se rendre dans le village voisin en moto qu’avec un éléphant. Certaines familles utilisent quelques pachydermes pour transporter de lourdes charges dans la forêt, terrain inaccessible des véhicules de chantier. Mais un éléphant coûte beaucoup d’argent. Ça mange et boit énormément ! Cet animal devient de moins en moins rentable. Le projet vient en aide à ces familles en leur versant régulièrement de l’argent jusqu’à la fin de la vie de l’éléphant « donné ». Il est ensuite pris en charge dans cette réserve et peut vivre pleinement sa retraite, au calme et bien soigné. Les visites d’écotouristes, comme nous, financent majoritairement le projet. Viennent ensuite les dons et les partenariats. N’hésitez pas à vous rendre sur leur site web ou même sur place pour les rencontrer. L’équipe est formidable et passionnée.

Elephant Valley ProjectC’est ainsi qu’au beau milieu de la jungle, dans les vallées du Mondulkiri, après deux jours de voyage en bus, on a pu passer une journée entière avec des éléphants en liberté. Ils sont habitués à l’homme donc pas complètement sauvages mais il faut quand même faire attention. L’éléphant reste le plus gros mammifère terrestre (oui, celui d’Afrique et on est en Asie, vous m’avez compris). Mis à part le fait que nous n’étions pas très rassurés par la jungle qui nous entourait à cause des nombreux moustiques et autres petites bestioles assez chiantes qui nous injectent des maladies plutôt sympa-Tiques (notez le jeu de mot), l’expérience était vraiment unique. C’est tellement différent d’un zoo où l’animal est cloîtré derrière une barrière et devient dingue en voyant passer la populasse à longueur de journées. Ici, ils sont dans leur environnement, ils sont chez eux. Nous sommes chez eux. Le village aussi est très chaleureux. Perdu au milieu de la forêt, à flan de colline, il offre un petit coin de paradis, loin du tumulte de la ville auquel nous sommes constamment soumis dans notre pays. Il y a des hamacs, de l’eau potable à volonté, un buffet à volonté le midi. Des bénévoles du monde entier viennent porter main forte au projet. On a même rencontré un étudiant parisien qui habitait à côté de Boulogne, non loin de mon lieu de travail. Que le monde est petit ! Mis à part cette rencontre qui nous rappelait notre chez-nous, le dépaysement était à son comble. Loin d’Internet, loin du boulot, loin du stress, prêt de la vie. N’est-ce pas ça qu’on recherche dans ce monde de plus en plus connecté ?

Elephant Valley Project
Un petit pas pour l’homme, un grand pas vers de nouvelles aventures.

Siem Reap (03-2015), Sen Monorom (03-2015), Phnom Penh (03-2015)

La terre de glace – Jour 4

Posté le 25 février 2014 par riouj (0 commentaire)

La capitale, c’est bien mais nous nous y rendons tous les soirs pour y dormir. Les excursions se terminent généralement à 16h, ce qui nous laisse le temps de se reposer dans la capitale ensuite. Il nous fallait toujours plus de nature, toujours plus de dépaysement. Après-tout, on connait bien la ville puisque c’est notre quotidien. Il nous reste un jour avant de revenir. L’idée de faire le Golden Circle qui concentre plusieurs points touristiques nous a séduit. C’était un moyen d’optimiser notre temps restant.

Le Golden Circle

DépartTout débute comme tous les matins où nous devions nous lever tôt pour profiter au maximum. Cette fois-ci, nous avions rendez-vous entre 8h30 et 9h. Nous avions en tête l’horaire de 8h30 avec plutôt l’idée de partir à 9h puisqu’on avait l’air d’être le dernier hôtel à être desservi. 8h20, on reçoit un appel sur le téléphone fixe de notre chambre d’hôtel nous annonçant que le minibus est déjà arrivé. Pris de panique alors que nous n’étions pas tout à fait prêt, on a réussi à être dans le minibus à l’heure.

Etant les premiers dans le bus, on a eu la chance de choisir notre place pour une fois. Je n’aurais pas envisagé de passer la journée entière séparé de ma chérie par manque de place ! Direction l’Est et les contrées inexplorées jusqu’à présent. Le soleil se lève gentiment et nous donne un spectacle absolument phénoménal. Un vrai régal pour les yeux et pour mon objectif puisque les rayons rasent le sol, le ciel est totalement dégagé et ces paysages glacés sont sublimes. Tellement sublimes qu’on demande au chauffeur de s’arrêter au beau milieu de la route pour prendre des photos. Les routes sont peu empruntées donc on peut se le permettre.

GullfossPremier arrêt à une petite cascade. C’est beau mais sans plus. En tout cas, ça nous permet de nous refroidir un peu puisqu’on s’était équipé très (trop ?) chaudement pour une journée dans un bus. La température descendait entre -5°C et -10°C mais c’était largement supportable à cet endroit.

Ensuite, nous avons été voir Gullfoss. Plusieurs chutes d’eau complètement gelées qui montrait que l’Islande reste la terre de glace ! Je doute que ça ne soit aussi impressionnant en été. On était frigorifié ! Les chutes d’eau balançaient une brise glacée sur nous provoquant un ressenti de -20°C. Je devais sortir mes doigts pour prendre des photos et il ne suffisait que de quelques secondes pour que je ne les sente plus. Ma moitié n’a pas supporté ce vent puissant balayant son visage. On a beau être bien équipé mais dès que le vent se lève, nous ne sommes pas grand chose. Pas besoin d’avoir des -40°C comme au Canada pour avoir réellement froid. De plus, quasiment aucun arbre ne pousse en Islande, laissant au vent de grandes étendues pour venir nous fouetter.

GeysirAprès ce petit refroidissement, nous étions d’attaque pour le restant de la journée. Nous nous sommes rendus à Geysir afin de voir des geysers. J’en avais déjà vu pas mal dans le Yellowstone mais ils étaient moins fréquents. Certes à Geysir, il n’y en a pas beaucoup, mais on est certain de voir plusieurs éruptions sans pour autant attendre plusieurs heures. De plus, l’Islande est plus accessible en termes de prix que le Yellowstone qui est nettement plus loin pour nous, les européens. L’odeur de souffre y est peu présente donc ça reste supportable. Le froid est toujours là, fidèle au rendez-vous mais il existe une boutique dans laquelle nous pouvions nous réchauffer et nous restaurer. D’ailleurs, on avait acheté quelques gâteaux et muffins pour manger le midi parce que j’avais lu que le déjeuner n’était pas compris dans l’excursion. Mais nous ne savions pas qu’on pouvait manger dans un restaurant à Geysir. Résultat, il était interdit d’amener notre propre nourriture et de manger sur les tables du restaurant (type routier). On a donc attendu que le chauffeur du bus nous ouvre ses portes pour qu’on puisse manger dans son bus. Il nous a répété au moins 150 fois de faire attention à ne pas en mettre partout. On était comme deux clandestins en train de manger en cachette nos gâteaux le midi alors qu’on aurait pu manger tranquillement avec tout le monde.

Chevaux islandaisSur la route entre Geysir et le Thingvellir National Park, nous nous sommes arrêtés près d’un enclos de chevaux islandais. La particularité de ces chevaux sont leurs crinière qui ressemble très fortement à des longs cheveux soyeux. Ils sont aussi très petits : à mi chemin entre un cheval européen et un poney. Le guide nous a raconté que les poney sont leurs descendance. En tout cas, ils ne sont pas si sauvage que ça dès qu’on leur donne à manger. Ils se regroupent tous vers nous. Ils ne sont pas cons. Attention aux doigts par contre, ça reste des animaux sauvages. Pour les fans d’animaux – ma chérie entre autres – c’est une occasion de découvrir des espèces que vous ne verrez pas ailleurs, pour pas cher ! Il suffit de s’arrêter sur le bord de la route et c’est accessible à tout le monde. Pas besoin de payer une excursion pour ça. N’ayez pas peur, ils sont très gentils.

Thingvellir National ParkLa dernière étape de cette excursion fut le Þingvellir National Park (Thingvellir) où nous avons profité d’un paysage gigantesque, sous un ciel bleu lagoon avec un soleil couchant. Certes le vent souffle relativement fort, mais rien que le fait de ne pas voir de building, d’amas de voitures, de métro, de gens en costume, etc., ça fait un bien fou ! Ce voyage nous a transporté sur une autre planète juste à quelques heures de chez nous. Le Thingvellir est un exemple parmi tant d’autres. L’Islande est un exemple à elle seule. Si vous êtes fans de nature, de neige et de la faible quantité de touristes, allez en Islande pendant qu’il est encore temps. Avec le réchauffement climatique, ces paysages vont changer et les touristes vont arriver. Ce n’est pas une destination à laquelle on pense mais elle ne va pas tarder à le devenir, malheureusement. Je ne vous en dit pas plus au risque de vous spoiler et de rendre votre prochain voyage moins intense, je vais vous laisser simplement admirer les quelques photos que j’ai pu ramener.

En quelques mots

Allez en Islande pendant qu’il est encore temps ! Découvrez cette magie par vous-même. Les mots ne sont pas suffisants pour décrire ces paysages.

La grandeur des USA en EuropeAu revoir magnifique paysage de la terre de glace…

Islande (02-2014)

La terre de glace – Jour 3

Posté le 24 février 2014 par riouj (0 commentaire)

Depuis le début de ce voyage, nous avons passé la majorité de notre temps sur la route à la recherche de paysages toujours plus impressionnants. En ce troisième jour, nous devions simplement rendre la voiture avant la fermeture de l’agence de location, en plein après-midi. Il n’était donc pas possible rouler jusqu’à la péninsule du Snæfellsnes, comme prévu initialement, et de rendre la voiture à l’heure. Nous avons donc décidé de réserver cette journée à la découverte de la capitale islandaise.

Reykjavík

LacAyant emmené le Lonely Planet sur l’Islande avec nous, on a décidé de suivre leurs conseils et de commencer notre journée autour du Lac Tjörnin qui semblait un très bon point de départ. Tout est à proximité et c’est un endroit repérable sur une carte pour récupérer la voiture. Ça tombe bien, le tarif pour se garer est plus faible qu’au centre-ville puisqu’il se situe en zone 2. Pour environ deux heures, on s’en est sorti pour 400 ISK (~2,5€). Moins cher que le bus. Ce qui est bien avec cette capitale, c’est qu’on trouve très facilement des places libres en plein centre-ville ! Pour un parisien, ce n’est vraiment pas habituel. Même si la température ne descendait pas en dessous de -5°C, ce lac était totalement gelé. Pas de risque que la glace ne se brise, la couche était de 5 à 10 cm d’épaisseur. Beaucoup de monde en profitait pour aller jusqu’à l’île au milieu du lac. Ça fait du bien de ressentir un vrai hiver. Cette année en Belgique, la température n’est descendue que très rarement en dessous de zéro.

Hot DogAprès avoir combattu pour l’épreuve de patinage artistique pour les JO, une petite faim a pointé le bout de son nez. Le hasard faisant bien les choses, nous étions très proche du meilleur stand de hot dog de la ville. Il parait que les islandais adorent les hot dogs. Ce fut un bon moyen de les comparer aux mythiques hot dogs de Central Park. Et, en effet, des dizaines de personnes se tenaient devant le stand pour commander leur en-cas. L’attente en vaut la chandelle car ils sont bien meilleurs que ceux que vous pouvez trouver à New York ! L’adresse, c’est le Baejarins Beztu Pylsur. Ils parlent anglais et même que Bill Clinton a déjà goûté à leur spécialité. Ne vous attendez pas à un restaurant, c’est simplement un petit kiosque. Il paye pas de mine, mais ça a le mérite d’être bon.

EgliseEn se promenant, un monument était toujours visible. A l’image de Tromsø et de son église originale, Reykjavík possède aussi sa propre église. Celle-ci se situe en haut d’une petite colline, offrant un panorama à 360° sur la capitale ! Pour s’éjecter à 73 m du sol, l’entrée vous coûtera 700 ISK (~4,5€) par personne. C’est à peu près le même prix que la Coit Tower à San Francisco mais vous passeriez à côté de quelque chose si vous ne le faites pas. De plus, le temps était sublime. Ça aurait été dommage de ne pas en profiter ! Ensuite, nous avons rejoint la rue commerçante du centre ville : Laugavegur. A chaque boutique, je faisais sonner les portiques. La première fois, c’est marrant. Même pas le temps de rentrer qu’on me prend pour un voleur. Mais les commerçants sont plutôt cool et me faisaient rentrer. Par contre, quand ce phénomène se reproduit à quasi toutes les boutiques, c’est moins drôle. J’ai découvert la petite languette qu’une fois revenu à l’hôtel. Merci Quechua. Pas de soucis pour tenir chaud, mais c’est pas terrible pour faire du shopping.

ReykjavikAu détour d’une boutique, on a rencontré une costaricaine qui avait séjourné en France. Elle était toute contente d’entendre des gens parler français ! Elle nous a appris que les islandais ne fêtaient pas la Saint-Valentin. Bonne nouvelle, on n’a donc pas besoin de réserver un restaurant pour le soir-même. Ils disent que c’est une fête commerciale et que c’est un truc d’américain. Ma chérie avait trouvé un beau bracelet qui coûtait 4000 ISK. La vendeuse nous a aussi indiqué qu’au dessus de 4000 ISK, on pouvait réclamer le remboursement des taxes puisque nous allions exporter l’objet. Il suffit de remplir un petit formulaire et de le poster dans une boîte aux lettres à l’aéroport. Nous avons réclamé ce formulaire dans une autre boutique de souvenirs. Pour le moment, je n’ai toujours pas de nouvelle sur ces remboursements. Cela prend du temps.

Pour les restaurants, il faut savoir que les islandais adorent grignoter. N’importe quel restaurant comme on pourrait en voir à Paris ou en Belgique – où on mange une entrée, un plat et un dessert – coûte une fortune en Islande. Les plats démarrent entre 3000 et 4000 ISK (~20-25€) si on s’éloigne des burgers. Je comprends mieux pourquoi ils sont adeptes de la malbouffe. Etant donné que nous étions le jour de la Saint-Valentin, on ne pouvait pas se retrouver à grignoter ou au KFC devant un bucket, c’est triste. Et d’un autre côté, on ne voulait pas lâcher la moitié de notre budget en une soirée. On n’a pas trouvé notre bonheur dans la capitale mais pas loin de notre hôtel : la Brasserie Askur. J’ai pu tester le fameux agneau d’Islande, spécialité locale. En termes de prix, nous en avons eu pour environ 10 000 ISK (~65€) pour deux. Ça reste conséquent mais nous étions juste à côté de l’hôtel et pas à 2 Km comme si nous étions resté au centre-ville. Quand on a bien mangé, il est très difficile de faire cette distance à pieds. Un restaurant à recommander ! Après un bon repas et une bonne journée de marche, rien de tel qu’une bonne nuit dans un hôtel au chaud.

Une capitale à taille humaineUne capitale à taille humaine

La terre de glace – Jour 2

Posté le 20 février 2014 par riouj (0 commentaire)

Après avoir passé une première journée sur la route à la conquête des territoires du Sud-Ouest, en allant sur des paysages lunaires et dans des petits villages de pêcheur, nous avons prévu de faire du chien de traîneaux : le dogsledding. Au départ, je voulais plutôt faire de la motoneige comme j’aime bien les engins motorisés et les sensations fortes mais une petite voix raisonnable m’a dit « c’est cher et en plus ça plait pas vraiment à ta chérie ». Les chiens de traîneaux étaient moins cher, moins connus et cette option s’est avérée un très bon choix.

Dogsledding

Dog C’est en préparant ce voyage que je suis tombé sur cette excursion grâce au site dogsledding.is. Beaucoup de monde parle de motoneige, d’excursions pour voir les aurores boréales ou encore du Golden Circle, mais peu de personnes parlent du dogsledding en Islande. C’était une occasion en or de tester ! J’ai beaucoup discuté par e-mail avec la gérante car leur site web n’est qu’une simple vitrine. Pas de système de paiement en ligne ou de réservation, seulement des e-mails. Si vous êtes un peu parano au point de ne pas transmettre vos numéros de carte de crédit par e-mail pour procéder au paiement, vous risquerez de rater une sacrée expérience ! Je suis un peu parano sur les bords mais ils m’avaient l’air de confiance alors je me suis laissé tenté. Le prix par personne était de 215€, payé à l’avance.

Le matin, un guide est venu nous chercher au pied de notre hôtel. Jusqu’à présent, j’avais l’impression de m’adresser à une organisation familiale à cause des échanges par e-mail, donc on avait peur de se retrouver tout seul dans cette excursion. C’est avec surprise qu’un minibus rempli d’une dizaine de personnes est venu se garer devant le porche de notre hôtel. Nous n’allions pas être seul dans cette expérience, bonne nouvelle. Après avoir roulé pendant 45 minutes environ en direction des terres de l’Est, à Skálafell exactement, nous voilà arrivé sur un plateau enneigé et isolé de toute forme de vie. Une petite station de ski est même disponible.

DogLes chiens nous attendaient avec impatience. Ils étaient tout excités de savoir qu’ils allaient partir courir avec nous. Plusieurs mushers de tout le monde entier se sont présentés pour former les différents groupes. Nous nous sommes retrouvés avec un guide hollandais qui était content de voir des voisins venir lui rendre visite (ndlr : nous habitons en Belgique). Il parlait absolument bien l’anglais et avait fait 3 ans au Canada en tant que guide de Dogsledding avant de venir en Islande.

Chaque traîneaux disposait de deux à trois places. Deux personnes pouvaient s’asseoir à l’avant tandis qu’une seule personne pouvait se tenir debout à côté du guide. J’ai débuté la balade en me mettant assis à l’avant pour prendre de belles photos et vidéos de ce moment inoubliable, tout en faisant connaissance avec notre guide. Le début est un peu long puisque les chiens partent tous du même point de départ. Toutes les odeurs font que les chiens marquent tous leur territoire et profitent de se soulager avant de partir à 100% de leur vitesse de croisière. Il faut savoir que la majorité des chiens de l’expédition ne sont pas des Alaskan Husky, programmés pour les courses de vitesse, mais des Greenlandic Eskimos dogs qui sont plutôt résistants au froid et endurants. La vitesse de pointe est de 10 Km/h. Certes, c’est moins rapide qu’une motoneige, mais c’est une expérience différente dans le bon sens du terme. A mi-chemin, j’ai pu me mettre debout à côté du guide et sentir les mêmes sensations qu’avec un snowboard. Imaginez un snowboard tiré par une voiture, c’est la même sensation avec plus de stabilité.

DogL’excursion se termine au bout d’une heure où on retourne à la case départ et où on peut submerger les chiens de câlins, de caresses et d’amour, ils en profitent. Le bonheur de ma chérie. J’en profitais pour immortaliser ces moments d’insouciance. La crise économique, les problèmes politiques, les factures et toutes les autres galères du quotidien étaient loin derrière nous à ce moment là. C’est trop court une heure. De plus, le paysage était magnifique ! L’Islande est vraiment une terre somptueuse.

Après avoir fait de longs adieux dans le froid avec des étoiles plein les yeux et des souvenirs déjà plein la tête, nous sommes retournés à la capitale afin de reposer notre corps ayant subi vents, froid et tempêtes : destination Laugardalslaug, la piscine municipale. Rien de tel que des bons bains chauds pour reposer son corps et de profiter de ses vacances ! Une journée d’excursions avec des gens fantastiques et des animaux adorables, une expérience unique qu’on n’est pas près d’oublier.

Voyage au centre de la TerreQuelque part entre la plaque américaine et européenne…

PS : une semaine après l’excursion, j’ai reçu un e-mail de la gérante et de notre guide pour voir si tout s’était bien passé. J’ai envoyé une longue réponse avec toutes les photos que j’ai fait sur place et raconté à quel point on avait apprécié l’expérience. Ils étaient aux anges. Franchement, allez-y ! Ils sont vraiment chaleureux et passionnés.

La terre de glace – Jour 1

Posté le 19 février 2014 par riouj (0 commentaire)

Ces derniers temps, ma vie a pris une toute nouvelle tournure. Je me suis définitivement installé en Belgique avec ma chérie pour débuter notre vie à deux. Il a fallu déménager mon appartement de Paris vers notre nouvel appartement ici, se mettre en règle avec l’administration (ceci fera certainement l’objet d’un billet dédié à ce sujet), et cela demande des moyens financiers importants. Cependant, mon envie de voyager ne m’a toujours pas quitté. Après 1 an de petits voyages dans mon pays d’adoption pour m’imprégner de cette nouvelle vie, il était temps de prendre du temps rien que pour nous avec un vrai voyage, loin de chez nous. Nous nous sommes donc orientés vers une destination pas très lointaine mais tout aussi originale : l’Islande. Pourquoi suivre le flux migrateur des parisiens pour faire du ski ? Je l’ai fait pendant 15 ans, à chaque vacance d’hiver, aucun intérêt à faire cela. L’Islande me titillait depuis que je suis allé dans le grand nord norvégien.

Le Blue Lagoon et les sources d’eau chaude

Blue LagoonDès le lendemain de notre arrivée, nous avons voulu tester la pratique du sport national : faire trempette dans des sources d’eau chaude. Mais pas n’importe lesquelles, le Blue Lagoon. Nous avions loué une voiture sauf que la personne qui devait venir nous chercher s’était trompé d’hôtel. C’est dans ces moments là qu’on est obligé de téléphoner et de réveiller son anglais légèrement poussiéreux. Ensuite, on voulait acheter un petit truc à manger avant de partir or le supermarché Bónus du centre ville de Reykjavík n’ouvrait qu’à 11h, il était 10h. Rien de grave, ce sont les petites galères qui font qu’un voyage est bien réussi. En route, direction le Sud-Ouest !

Revenons à nos moutons avec le Blue Lagoon. Certains vous dirons qu’il s’agit du « Disneyland » de l’Islande et c’est en partie vrai. L’entrée coûte cher, minimum 35€, mais les touristes sont très peu nombreux à cette période de l’année. C’est un endroit où on peut se baigner dans une eau relativement trouble mais chauffée à 38°C grâce aux sources d’eau chaude. La particularité de cette attraction est que le bassin n’est pas couvert. Il faisait 3°C à l’extérieur avec un vent soutenu, on était bien content d’avoir l’ensemble de notre corps dans de l’eau chaude. Le plus difficile, c’est le petit passage entre les douches et le bassin où le vent glacial est roi. L’eau est tellement chaude qu’elle nous protège du froid quand on sort à l’air libre. Je sais, c’est difficile à croire et pourtant je suis frileux de base.

Pour tout européen qui se respecte, se dénuder dans les vestiaires est toujours un moment délicat. Est-ce que les gens se déshabillent derrière une serviette ? Dans une cabine ? En Islande, la question ne se pose pas. Vous verrez que les islandais sont beaucoup moins complexés que nous et n’hésitent pas à se dénuder devant tout le monde pour rejoindre les douches quelques mètres plus loin. Ils ont raison quelque part. Nous ne sommes pas là pour juger les gens, nous sommes là pour nous détendre dans des bains chauds, faire du business ou simplement discuter. Alors pas de place pour ça, ils vont à l’essentiel en ne se prenant pas la tête. Au début, c’est un peu bizarre mais le blocage passe relativement vite (enfin en ce qui me concerne). Tout le monde le fait. C’est en ne le faisant pas que vous passerez pour des gens anormaux. Après, je suis d’accord sur le fait que c’est inapplicable chez nous, dans notre culture. Nous avons renouvelé l’expérience au Laugardalslaug le lendemain après une longue journée dans le froid. C’est dingue le bien fou que ça procure !

GarðurEn profitant de la voiture et de notre proximité, nous avons visité les petits villages de pêcheur Garður (Gardur) et Sandgerði (Sandgerdi) où nous avons découvert à quel point l’Islande est peu peuplée. Nous nous sommes retrouvés dans des villages vides, avec une ou deux voitures qui passent de temps en temps et quelques pêcheurs qui remplissent des camions sur le bord de mer. Pas un chat dans les rues. On a réussi à trouver un commerce pour acheter quelques bricoles pour la route. Cependant, le paysage est à en couper le souffle. On apercevait au loin la région du Snæfellsnes où des montagnes tombaient dans la mer. Les nuages stagnants donnaient une impression de puissance et de colère. De l’autre côté, nous avions l’impression de rouler sur la lune avec le sol résultant d’anciennes coulées de lave. Pour du dépaysement, on est en plein dedans !

Voyage au centre de la TerreVoyage au centre de la Terre

Une pause dans mes voyages

Posté le 21 mars 2013 par riouj (0 commentaire)

Cela fait bientôt 7 mois que je n’ai pas donné de nouvelle sur ce blog mais rassurez-vous, j’ai quand même voyagé pendant ce temps. Certes, je n’ai pas écrit ici mais j’ai une bonne raison. Tout d’abord, mes voyages se sont fait plus rares et dans un cadre beaucoup plus intime. Tout au long de l’année 2012, mes expériences étaient partagées par des amis amateurs de voyages ou totalement novices mais toujours à plusieurs. Or depuis mon retour des Etats-Unis, mes priorités ont changé. Arrivant à la fin de mon cursus informatique et ayant accepté un CDI (temps plein), mon temps de travail occupe la majeure partie de mon temps et ne laisse pas beaucoup de place pour les voyages. Ensuite, le peu de temps qu’il me reste, je le passe avec une personne très très chère que j’ai déjà évoqué lors de mes précédents billets.

Barcelona beachCela ne veut pas dire que j’arrête totalement les voyages. En effet, j’ai eu l’occasion de partir à Barcelone pour fêter le nouvel an en amoureux et ce fût un week-end prolongé formidable ! Curieux comme vous êtes, vous pourrez retrouver les photos de mon séjour dans la célèbre ville de Catalogne au bout de ce lien.

Ensuite, j’ai l’occasion de faire beaucoup de trajets vers la Belgique qui sera très certainement mon nouveau pays d’accueil d’ici à la fin de l’année le temps de préparer ce départ. En un sens, je voyage beaucoup donc le titre de cet article vous semblera peut-être troublant mais ce sont des voyages différents de ce que j’ai pu écrire jusqu’à présent. Il est difficile d’écrire des articles sur ces voyages. En parlant de Belgique, nous avons aussi eu l’occasion de faire une petite visite de quelques heures dans la capitale (Bruxelles) que vous pourrez retrouver en photo sur mon flickr. L’occasion de découvrir une nouvelle ville de vie potentielle ? L’avenir nous le dira.

Pour conclure cet article très bref, cette année s’annonce très chargée pour moi et mes voyages ne seront pas aussi fréquents que durant l’année 2012. L’année dernière m’a permis de découvrir énormément de choses mais mes priorités ont changé entre temps aussi bien pour des raisons mentales que physiques. Ce blog continuera d’être alimenté au gré de mes prochains voyages mais, pour le moment, ces projets sont en suspend le temps de me poser. Je vous souhaite une très bonne continuation pour vos projets et n’oubliez pas de les partager !

Le petit JulienIl parait qu’il s’appelle comme moi

L’aventure touche à notre fin et c’est dans la ville de San Francisco qu’on a décidé de se poser. Je m’y étais déjà rendu en 2007 lors de mon road trip californien familial, je connaissais déjà la ville. Mais ce fut avec plaisir que j’y suis retourné.

Une ville particulière

San Francisco by sunsetAprès avoir transité par l’aéroport de Long Beach non loin de Los Angeles, nous arrivons enfin au San Francisco Intl. Airport (SFO) en fin d’après-midi. Le premier contact avec cette ville fut avec le BART – le système de train qui relie toutes les villes de la baie – et surtout de son prix ! Avec un prix de $8,25 pour rejoindre le centre ville, je peux vous dire que je m’en souviens. La fatigue se fait ressentir et affecte aussi pas mal mon moral mais il faut tenir bon, c’est la dernière étape avant de revenir chez moi. On rejoint le Green Tortoise pour pouvoir déposer nos affaires. Cette auberge de jeunesse colle parfaitement à l’esprit de San Francisco. Des voyageurs de partout, des activités chaque soir, des animateurs aussi hippie que leurs clients. Bref, on est bien à San Francisco. La décoration aussi est totalement tirée des années 70. Cela n’empêche pas cette auberge de jeunesse de proposer tout ce qu’il faut. Un bon lit, du bon wifi, des bonnes activités. Vous aurez même de la bière gratuite, des repas gratuits et un petit déjeuner chaque matin.

La Hippie Attitude ? Les habitants de cette ville l’ont dans le sang. Cela n’a pas que des bons côtés non plus. Vous y trouverez beaucoup de clochards et certains quartiers laissent cruellement à désirer côté sécurité. Il m’est arrivé de me sentir pas rassuré du tout en plein jour dans un quartier non loin de l’Embarcadero, donc en plein centre. Ça ne m’était pas encore arrivé jusqu’à présent. De même quand on se retrouve seul dans les alentours de Chinatown à la nuit tombée. Après, chacun est différent mais c’est le sentiment que j’ai ressenti de nouveau en retournant à San Francisco. Fort heureusement, toute la ville n’est pas comme ça et il existe de nombreux endroits où vous serez en totale sécurité. Revenons-en aux hippies, aux vrais. Bien sûr, ce ne sont pas les mêmes que dans les années 1970 mais on sent que San Francisco est une ville plus cool que le reste. C’est peut-être parce qu’on est en Californie et que les gens sont cool là-bas mais il y dégage une impression particulière et différente de l’esprit californien. On sent que cette ville est particulièrement jeune et dynamique.

Peals BurgerCôté bouffe, j’ai eu l’occasion de manger le meilleur burger des États-Unis ! C’était chez Pearl’s Burger. Franchement, ça vaut vraiment le coup. Maintenant que je connais ce restaurant, c’est devenu une étape obligatoire à chaque fois que je vais y retourner. J’avais en tête l’idée d’un in-n-out bien gras avant de découvrir cette merveille. Ça paye pas de mine mais c’est extrêmement bon. Rien à voir avec les chaines de junk food ou autres petits restaurants qui vous proposent des burgers. Celui là surpasse le reste. Aux amateurs de Burger King, et je sais qu’il y en a plein, vous pouvez gentiment aller vous rhabiller.

Les attractions touristiques

Golden Gate BridgeImpossible de ne pas se rendre du côté du Pier 39 où se trouvent les sea lions et un magnifique quartier sur pilotis. On a voulu tester la Coit Tower mais je vous le déconseille fortement. Vous allez monter dans une petite tour, ne rien voir à cause des vitres et des petites fenêtres et vous faire retirer $7 avec une petite claque en prime. Déçu de cette tour. En ce qui concerne le Golden Gate Bridge, c’était spectaculaire. Alors que toute la ville était arrosée de soleil avec un ciel bleu parfait, plus on s’avançait vers le bridge, plus on s’avançait dans le brouillard jusqu’à se retrouver à un point où on ne pouvait plus voir à 100m. De plus, comme les rayons du soleil ne nous atteignent plus et que le vent fait toujours rage, on s’est retrouvé à mettre notre manteau et une écharpe. Il m’était arrivé la même chose la première fois que j’y suis allé. J’avais un peu d’espoir avec le beau temps parce que je pensais le voir sans le fog malheureusement célèbre, ça ne voulait rien dire au final. Peut-être que ça sera mieux une prochaine fois avec un peu de chance. On a aussi fait un tour du côté des maisons victoriennes pour faire la photo clichée que tout le monde veut faire. Un peu comme la photo de la tour de Pise mais version américaine. La Lombard St. vaut aussi le détour avec sa route en zigzag.

C’est la fin

J’ai profité de cette dernière étape pour commencer à me reposer parce que ces 3 semaines furent vraiment intenses physiquement et mentalement. J’étais content de rentrer pour retrouver mes repères et ma raison de vivre. À force de voyager dans des pays aussi modernes que chez nous, j’ai fini par ne plus avoir cette impression d’être loin de chez moi. Cette impression de dépaysement. C’est donc sans regret que je quitte les États-Unis pour revenir chez moi, en France, retrouver mes proches et de prendre mon repos bien mérité. En fait, pas totalement puisque j’ai enchainé directement sur la reprise de mon travail le lendemain de mon arrivée. Les prochaines vacances, ça sera repos !

San FranciscoBye San Francisco, time to go back home

San Francisco (08-2012)

Notre aventure continue aux États-Unis par un road trip vers les coins les plus reculés du pays, là ou personne n’ose y mettre les pieds… ou presque. Le programme de la semaine fut de prendre notre voiture et de rouler de Salt Lake City à Jackson, WY. Il parait que cette ville en vaut le détour alors pourquoi pas s’y arrêter ?

J’étais sur la route toute la sainte journée

MontpelierQui n’a pas rêvé de rouler sur une route américaine sans fin, en ne pensant à rien et en se laissant aller ? C’était exactement ça. Sauf que, ce n’était pas pareil que sur la côte Ouest. Les paysages étaient jolis mais cela ressemblait fortement à nos routes de campagnes en ligne droite. Les fermes en bois rouge avec un terrain qui s’étend sur des kilomètres, il y en avait des centaines ! Le prix de l’essence est vraiment bas. Et on se retrouve quasiment seul pendant tout le voyage. La pause déjeuner dans la ville de Montpelier dans l’Idaho nous a montré à quel point on était au milieu du rien typiquement américain. Le contraste avec ce qu’on avait pu vivre sur la côte Est était hallucinant ! La seule personne qu’on a croisé était un vieux gaillard bourré qui sortait du bar. Parce qu’on a eu la bonne idée de s’installer sur une table pour casser la croute dans un coin qui paraissait désaffecté mais qui s’avérait être la porte d’entrée d’un bar miteux visité par les habitués du coin. Essayez de parler avec un campagnard bourré, vous voyez ce que je veux dire. Le pire, c’est qu’il est reparti chez lui en voiture. Acte totalement responsable m’voyez. Le reste de la route se passe sans encombre.

JacksonArrive la fin de la journée et la découverte de la ville tant attendue, Jackson dans le Wyoming. On est en plein été et il fait plutôt bon. Difficile de croire que dans quelques mois à peine, cette ville sera couverte de neige. On en profite pour faire quelques courses et le plein d’essence pour profiter des prix encore abordables puisque nous ne sommes pas encore dans un national park. D’ailleurs, concernant les courses, essayez d’en faire en sachant que vous ne pouvez pas mettre d’aliment au frigo ou dans une glacière. C’est quasi une mission impossible. On s’en est sorti en prenant des pepperoni, du bœuf séché, des tomates et du pain. Pour le matin, c’était une boite de céréales avec de l’eau, pas de lait. Voilà ce qu’on a mangé pendant une semaine. À la fin, les tomates tiraient la tronche avec la chaleur du coffre. Mais on n’a pas été malade.

Jackson est une ville d’hiver et ça se voit avec ses chalets typiques du far west. Les décors de cow boy sont là pour appâter le touriste. Les boutiques aussi. Il y a bien plus de monde que dans les petites villes qu’on a croisé sur la route mais ce ne sont que des touristes. La particularité de cette ville étape était qu’on n’avait pas réservé d’hôtel à cause des prix exorbitants pratiqués en cette saison. C’est pour cette raison que nous avons décidé de dormir dans la voiture. Après tout, on a été surclassé et elle est tout confort. En plus, si jamais ça dérange quelqu’un, on peut toujours se déplacer pour aller dormir plus loin. La nuit fut courte parce qu’on dort pas si bien que ça finalement. Réveil à 5h30 à peu près et surtout à cause du froid ! La journée, il fait bon mais parce que le soleil tape. La nuit, on ressent bien le climat d’altitude qui laisse place au froid. Pour information, il faisait 42°F (soit 5,6°C).

Le Grand Teton

Grand TetonÀ prononcer « titonne », je vous vois venir. C’est un parc naturel se situant entre la ville de Jackson et le Yellowstone. Nous y sommes de passage pour profiter du paysage au lever du soleil. Ce fut époustouflant ! Le Jenny Lake paisible reflétant parfaitement la montagne et le ciel. Ce jeu de couleurs. Je ne regrette pas de m’être levé aussi tôt pour voir ce spectacle. On ne s’est pas arrêté longtemps dans ce national park, juste pour une matinée le temps de rejoindre le Yellowstone et de continuer notre voyage. Les amateurs de randonnées pourront se retrouver au Grand Teton, il y a des randonnées qui valent le coup à ce qu’on a entendu dire. En tout cas, ça fait toujours marrer quand on envoie des cartes postales avec marqué « Grand Teton » en gros et sans avoir de model porno des années 80 comme on pouvait en avoir à Hamburg. C’est moins vulgaire. Je préfère.

Le Yellowstone

Old Faithful GeyserEnfin arrivé au Yellowstone après pas mal d’heures de route et une nuit passé dans la voiture. Mais ce n’est rien après ce qu’on allait vivre pour les 4 jours suivants. On commence notre entrée par se tromper de chemin. Au lieu d’aller à Bay Bridge pour y poser notre tente, on prend la direction de l’Ouest pour s’arrêter à Old Faithful. En arrivant, on voit un énorme geyser depuis le parking. Première grosse impression. Le problème, c’est que le temps d’arriver devant le geyser, la remontée de vapeur était terminée. Le Yellowstone est connu pour ses geysers et, de façon générale, pour son activité géologique à protéger absolument. C’est la principale raison pour laquelle le parc a été créé en tant que national parc. Ensuite, ils ont intégré la vie sauvage dans le programme de protection. Sur le site du Old Faithful, vous ne verrez que des geysers. Allant de la flaque d’eau transparente à vouloir s’y baigner dedans au trucs un peu bizarre ressemblant à… enfin voilà quoi. Cependant, les geysers dégagent une odeur abominable à cause du souffre.

Fishing BridgeL’avantage du parc est de pouvoir s’arrêter à peu près partout en voiture sans mettre en danger les autres usagers sur la route et la vie animale. Ça nous a permis de nous arrêter admirer ce lac de nénufars sur le chemin retournant sur Bay Bridge, où se situe notre campground. Le camping, j’avais déjà eu une expérience assez extrême pour une nuit en Norvège en janvier dernier mais j’étais loin de m’imaginer que l’expérience allait se reproduire mais dans une moindre mesure. On était en pleine forêt avec des emplacements définis de façon à laisser relativement d’espace entre chaque parcelle ce qui était un bon point. Cependant, nous n’avions pas pris de matelas pour un soucis de logistique. Pour rappel, cela fait maintenant près de 2 semaines que nous sommes en voyage aux États-Unis entre New York, Boston et maintenant le Yellowstone puis San Francisco ce qui fait que nous ne pouvions pas prendre trop d’affaires afin de tenir les 3 semaines et quelques de voyage (surtout pour l’avion en fait). Donc on a passé 4 nuits à dormir sur des cailloux, sans matelas. Et je peux vous dire qu’on ne récupère pas de la fatigue accumulée de la journée en dormant dans ces conditions. En plus de cela, nous faisons beaucoup de randonnées avec une moyenne de 10 Km par jour. Parce que le Yellowstone sans faire de randonnée, cela ne vaut pas le coup de s’y déplacer. Le premier jour, nous avons fait une randonnée pas loin du Fishing Bridge comme vous pouvez le voir sur l’illustration. C’est assez stressant de savoir qu’on peut tomber nez à nez avec un ours ou tout autre animal sauvage mais c’est l’aventure, il faut savoir se lancer ! Fort heureusement pour nous, nous n’avons pas été blessé par aucun animal.Canyon Cela ne nous a pas empêché de croiser le chemin d’un ours mais pas très loin des attractions touristiques ce qui fait que tout était encadré par un ranger qui nous tenait à distance pour notre sécurité.

En parlant de vie naturelle, c’est assez fourni. Entre les ours, les loups, les coyotes, les élans, les bisons et j’en passe, vous ne serez pas déçu ! Dans une vallée sur la route dans l’Est du parc, vous croiserez même des Bisons en pleine nature qui traversent la route comme si de rien n’était. Ce qui cause pas mal de bouchons entre les touristes qui s’arrêtent pour les prendre en photo et le ralentissement déjà présent à cause de ces tonnes de muscles qui bloquent le passage. Le problème de ce parc est qu’il est vraiment touristique. Vous y verrez même des gens prendre des photos avec des iPad. Non mais où va le monde ? D’un autre côté, le réseau mobile a été éradiqué de la carte à part à Old Faithful et dans le Nord de Mammoth Hot Springs. Un peu compliqué pour dire à notre chérie qu’elle nous manque.

Conclusion

Cette partie de l’aventure a fait intervenir un paysage complètement différent du reste du voyage. C’était ce qu’on était venu chercher quelque part. Ce calme qu’on ne trouve nul part ailleurs et ce détachement de la société. Sauf que ce qui compte pour moi maintenant n’est plus de me dépayser à coup de nature ou de voyage à en couper le souffle où on en chie physiquement et mentalement pour arriver à le vivre au plus profond de soi-même, non. C’est de me poser et de passer du temps avec l’être qui compte le plus pour moi. Je ne regrette pas ce voyage parce que, en étant au plus bas de moi-même en train de galérer au milieu de nul part et entouré de nature, j’ai eu une prise de conscience. Jamais je ne ressentirai à nouveau ce manque d’une force aussi importante. Voilà pourquoi j’ai décidé de faire une pause indéterminée dans mes voyages. Parce qu’au final, ma recherche du bonheur m’a orienté sur d’autres horizons. Celui du plus beau voyage du monde.

Au revoir cher bisonAu revoir cher Bison

Jackson / Grand Teton / Yellowstone (07-2012)

Après avoir passé une journée dans les transports dans le bus entre Boston et New York puis le vol entre New York et Salt Lake City, nous voilà enfin arrivé ! Notre avion a pris du retard à cause d’un gros orage sur le New Jersey. Il est plus de minuit quand on arrive devant la location de voiture. On se fait surclasser sans frais supplémentaire, tout se passe comme sur des roulettes. L’agence de location nous fait même pas payer la taxe jeune conducteur. Que du bonheur ! C’est bon, on a la voiture. On termine notre journée dans un motel dans le Nord de la ville pour se rapprocher de l’Antelope Island qu’on visitera le lendemain.

Antelope Island

BisonL’Antelope Island est une ile située au Nord de Salt Lake City qui est protégée par un state park. Il faut payer 9$ par véhicule pour pouvoir rentrer dans la zone mais vous pourrez approcher de bisons, d’antelope, et admirer le paysage. En parlant de bisons, il y a marqué partout qu’il faut rester sur la route avec une image de bison. Cependant, avec l’excitation, au premier bison venu, on s’est arrêté sur le côté pour aller le voir de plus près. Il semblait pas trop sauvage et était seul. Comme en témoigne la photo, mon ami s’est rapproché vraiment près de lui pour pouvoir faire des clichés magnifiques sans avoir de téléobjectif surpuissant. Mais voyant que les photos n’étaient pas totalement comme on voulait, il m’a demandé si je pouvais faire les réglages pour avoir l’ensemble du paysage et le bison sur la même photo en évitant la surexposition d’un des deux plans. J’ai donc repris l’appareil et faisait mes réglages quand j’ai entendu mon ami crier et rigoler en même temps. En relevant la tête, je me suis rendu compte qu’il était en train de courir en ma direction avec le monstre d’une tonne qui le chargeait. Cette montée d’adrénaline me restera marquée à vie. Fort heureusement pour nous, personne n’a été touché. En plus, à ce moment là, des américains se sont arrêtés sur le bord de la route pour nous dire que c’était génial et de nous demander de le refaire. On a essayé une deuxième fois, j’avais passé mon appareil en mode vidéo pour capturer l’instant. Mais le bison a pris peur et s’est en allé dans la direction opposée.Antelope Island C’est plus tard qu’on a appris les caractéristiques impressionnantes de cet animal et de l’inconscience qu’on a eu de l’approcher de si près. Cependant, c’est ça qui forge le souvenir !

Mis à part les bisons, on profite de magnifiques paysages. Il faisait un temps parfait. Pas un nuage dans le ciel, une température oscillant entre 32 et 38°C (90-100°F). On était loin du temps pourri qu’on aurait pu avoir en France ! La particularité de Salt Lake City c’est son lac salé. Il y a même une plage ce qui fait qu’on peut se baigner. Le problème du lac est qu’il faut marcher longtemps avant d’avoir de l’eau au niveau du genou. Le niveau d’eau baisse très faiblement comparé à l’océan. En plus l’eau est ultra salée. Le lac porte bien son nom. On a croisé des antelope sauvages. Mais il n’y a pas beaucoup d’animaux dans ce parc. Après avoir eu un début d’insolation, nous sommes retourné à la ville pour voir un peu ce qu’il y avait à voir.

Le Downtown

Utah State CapitolQue dire de la ville de Salt Lake City ? Pas grand chose figurez-vous. Nous sommes allés à l’aveuglette avec notre voiture en direction du downtown et rien ne nous a interpelé. On s’est garé pas loin de l’Utah State Capitol parce qu’il se situe en hauteur et que sa vue offre un panorama sur la ville. Puis on s’est rendu compte qu’on pouvait rentrer dedans. Beau bâtiment. Mais il n’y a pas grand chose à voir dedans. Nous nous sommes décidé à continuer notre visite de la ville à pieds pour avoir le temps de voir les choses plus en profondeur avant de rentrer au motel. Cependant, il n’y a vraiment pas grand chose à voir dans cette ville. On ressent bien le mouvement mormon qui est très présent avec ses églises. Concernant l’architecture, c’est un bordel à l’américaine. Des maisons de tous les styles se côtoient entourées d’arbres qui viennent un peu cacher le tout. Regardez, c’est assez déroutant. Le seul avantage de cette ville était le prix des jeans levi’s chez Macy’s qui étaient $50 moins cher que ce que j’avais payé à New York.

Le mot de la fin

Nous sommes resté qu’une seule journée dans cette ville parce qu’on est reparti le lendemain pour un road trip en direction du Yellowstone National Park et le but principal de notre visite était le state park de l’Antelope Island. En ce qui concerne ce park, on n’a pas été déçu. Ça vaut le coup surtout si vous voulez approcher des bisons de très près. Chose que vous ne pourrez pas au Yellowstone par exemple. La ville en elle-même n’est pas très intéressante. Est-ce que ça vaut le coup de venir exprès d’Europe pour rester uniquement à Salt Lake City sans but particulier ? Je ne crois pas. Mais si c’est pour bouger après et y rester très peu de temps, alors oui.

Route pour sortir de l'antelope islandOn the road again

Salt Lake City (07-2012)